La blockchain en attente d’une définition de standards
Les standards sont partout. Normes CE pour la sécurité, normes ISO pour la qualité, notre société est fondée sur des règles. Si l’on en croit une étude du German Institute for Standardization, ces normes seraient même à l’origine du développement technologique actuellement à l’œuvre.
Mais dans l’univers informatique, la question des standards est simplement cruciale. Tout n’y est en effet qu’abstraction, implémentations d’interfaces, respect des contrats…
Prenons l’exemple de l’hébergement Cloud. Quand vous faites confiance à une société externe pour héberger votre base de données, vous n’étudiez pas les détails de la mise en œuvre du projet. Vous vous fiez à une norme, telle que « Oracle SQL ». C’est ainsi qu’ AWS, la branche Cloud d’Amazon, peut aujourd’hui vous fournir des bases de données compatibles avec le protocole de votre choix mais basées sur une technologie propriétaire. Quelle importance puisque le contrat est rempli et la compatibilité est assurée ?
Far West numérique
Or, dans le Far West numérique que représente aujourd’hui la blockchain, il existe des dizaines de systèmes de chaînes différents. Chacun possède ses spécialités mais tous partagent un même principe, les informations confiées à la blockchain sont immuables et non corruptibles. La vérification d’identité et le stockage sûr d’informations sont au fondement de ces nouveaux contrats intelligents qui permettent d’en valider automatiquement les termes sans recours à un tiers.
Toutefois, les orchestrateurs de ces contrats intelligents sont une sorte de nouvelle élite. Un cercle d’initiés dont une majorité de professionnels -bien qu’experts de leur métier- restent encore écartés.
Se connecter à la réalité métier
L’utilisation de standards permet de connecter ce nouvel Eldorado aux besoins des entreprises, en créant des opportunités immenses. Il permettrait ainsi à la blockchain de tenir sa promesse : distribuer la confiance au sein d’un réseau.
Pourtant, certains acteurs refusent encore cette ouverture, en prétextant limiter ainsi le risque concurrentiel. A l’heure actuelle, certains projets commerciaux qui visent encore à maintenir un écosystème fermé autour de leurs entreprises.
Identité vérifiée
Le projet « Eddits », lui, a misé sur l’ouverture. Son objectif ? Offrir à chacun de prouver avec fiabilité son identité numérique. Ce “passeport numérique” permet également de lier des preuves d’identité obtenues via l’utilisation de standards d’identification numérique, tels que les certificats x509.
Le projet jette aussi des ponts entre acteurs existants. C’est le cas de LuxTrust par exemple. Eddits aurait pu essayer de développer son propre système d’authentification mais cela n’aurait eu que peu de valeur business. Au contraire, l’usage de standards permet de faire dialoguer deux acteurs chacun experts de leurs domaines et d’innover pour le bien commun. Retrouvez dans ce livre blanc le détail du projet Eddits.
Il nous reste à souhaiter la multiplication de ce type de projets fondés sur des standards pour que les avancées technologiques profitent au plus grand nombre. C’est dans ce contexte uniquement que la blockchain pourra exprimer son plein potentiel disruptif.
L’intelligence artificielle, et toutes les possibilités qui en découlent, offrent de nouvelles perspectives aux organisations. Avec l’intégration des objets connectés et la mise en œuvre d’approches multicanales, les entreprises produisent de plus en plus de données. Le défi est désormais d’en extraire toute la valeur.
En tant que data scientist, mon rôle est d’accompagner nos clients dans cette voie, en explorant les nouveaux modèles émergents liés à l’exploitation de la donnée. C’est un monde à défricher, un domaine de compétences pour lequel il n’y a pas encore d’école. C’est donc sur le terrain que j’ai essentiellement acquis de l’expertise, au départ d’une formation d’ingénieur logiciel, en multipliant les missions autour de la valorisation de la donnée.
J’aime contribuer à des projets à la pointe de l’innovation, en partant des découvertes faites dans le monde académique, pour voir quelles sont les applications business qui peuvent en découler. On peut citer l’élaboration de modèles prédictifs qui permettent d’anticiper des événements, de prendre des décisions plus éclairées, de mieux lutter contre la fraude. Ou encore l’intégration de robots capables d’interagir avec le client, lui offrant une expérience améliorée dans sa relation avec l’entreprise.
Le machine learning, ou deep learning, modifie considérablement les relations qu’entretiennent l’homme et la machine, au profit d’organisations plus performantes. L’enjeu actuel est de découvrir et de mettre en œuvre les nouveaux usages et services que ces technologies permettent.


