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Les interfaces utilisateurs à l'aune de l'intelligence artificielle

Les interfaces utilisateurs à l’aune de l’intelligence artificielle

Les interfaces sont au cœur de notre productivité. Elles sont aujourd’hui le seul moyen d’interagir avec la machine. Qu’il s’agisse d’un formulaire sur une page web, d’un écran sur un logiciel de bureautique ou d’une application mobile, la qualité de l’interface est cruciale. Elle est d’ailleurs de plus en plus confiée à des spécialistes, les concepteurs d’expérience utilisateur (UX) et d’interface (UI).

L’interface utilisateur atteint ses limites

Cette course à l’ergonomie et à l’attrait visuel vise uniquement à séduire et retenir les utilisateurs. La finalité n’a pas changé. Il s’agit toujours de faire entrer ou sortir des données d’un système informatique.

Reprenons l’exemple d’un formulaire en ligne. Une ergonomie bien pensée permet dans ce cas de guider au mieux l’utilisateur afin d’obtenir des informations dans un format compréhensible par le programme qui les traitera. Les données, entrantes ou sortantes, depuis ou vers l’interface, sont dans un format strict, défini par avance.

C’est ici qu’apparaissent les limites de nos interactions avec la machine. Lors d’un échange entre collègues, les deux interlocuteurs peuvent adapter leurs discours afin de transmettre la meilleure information possible. Il est possible de demander à votre collègue de préciser une idée ou d’insister sur un point pour capter son attention. Or il n’est pas possible de dire à un formulaire que vous souhaitez expliciter davantage l’une des informations que vous saisissez si cette possibilité n’a pas été clairement établie par avance.

Une autre limite réside dans le volume restreint d’informations qu’il est possible d’afficher sur une même page. Ainsi, trouver un renseignement sur un site internet implique d’identifier la page dans laquelle il pourrait se trouver. En fonction de la qualité de l’ergonomie du site, cette recherche peut prendre du temps et engendrer la frustration de l’utilisateur.

De nombreux experts se penchent aujourd’hui sur ces problématiques, comme François Chollet, ingénieur spécialisé en intelligence artificielle (IA) chez Google. Il s’est notamment exprimé ainsi sur le réseau social twitter à ce sujet :

Une bonne interface est interactive. Elle doit permettre aux utilisateurs de décrire exactement ce qu’ils veulent, sans avoir besoin de demander davantage d’informations.

Dès lors, pourrions-nous imaginer une solution plus interactive, plus productive et plus humaine ?

Demain sera plus humain

Le magazine web Recode écrivait en 2016 « The app boom is over », le boum des applications est fini. Dès lors, comment proposer un nouveau service à l’utilisateur qui se sert de moins en moins de son ordinateur, n’utilise plus son navigateur mobile, et ne télécharge plus de nouvelles applications ?

La clé pourrait venir d’une révolution des interfaces, avec l’augmentation du degré d’interactivité entre l’utilisateur et le service. Les géants de l’informatique se positionnent d’ailleurs sur ce marché via l’ouverture de plateformes conversationnelles ou chatbots, des outils de dialogue en langage naturel par écrit comme Messenger (Facebook) ou des chatbots vocaux tels que Siri (Apple), Alexa (Amazon) ou Cortana (Microsoft). Le « bot » permet de concevoir de nouveaux services sans jamais avoir à concevoir d’interface graphique classique. Le concepteur UX/UI devient alors un concepteur de scénario, parlé ou écrit, en langage naturel. La plateforme peut demander de préciser une question ou interagir de manière quasiment aussi naturelle que s’il s’agissait d’un être humain.

En 2016, lors de son intervention à la conférence Build, le CEO de Microsoft Satya Nadella a parié que les « bots » supporteront la prochaine croissance du marché applicatif.
L’abondance d’articles qui ne cessent de paraitre sur ce sujet démontre l’irrésistible attrait des entreprises pour cette technologie. Ainsi, le magazine Forbes titrait en juin 2017 « Comment les chatbots d’entreprise et l’intelligence artificielle révolutionnent notre manière de travailler ».

Les technologies qui s’appuient sur l’intelligence artificielle sont d’ores-et-déjà accessibles à toutes les entreprises en intégrant des plateformes comme Messenger ou Cortana. Il est également possible de garantir votre indépendance technologique en préférant des solutions open-source.

Une multitude de technologies florissantes reposent déjà sur les progrès spectaculaires des intelligences artificielles capables d’analyser aussi bien le langage écrit que parlé. Ainsi, de plus en plus d’entreprises conçoivent de nouveaux services plus interactifs, plus humains et créateurs de valeur grâce aux chatbots. Et vous, où en êtes-vous ?

L’intelligence artificielle, et toutes les possibilités qui en découlent, offrent de nouvelles perspectives aux organisations. Avec l’intégration des objets connectés et la mise en œuvre d’approches multicanales, les entreprises produisent de plus en plus de données. Le défi est désormais d’en extraire toute la valeur.

En tant que data scientist, mon rôle est d’accompagner nos clients dans cette voie, en explorant les nouveaux modèles émergents liés à l’exploitation de la donnée. C’est un monde à défricher, un domaine de compétences pour lequel il n’y a pas encore d’école. C’est donc sur le terrain que j’ai essentiellement acquis de l’expertise, au départ d’une formation d’ingénieur logiciel, en multipliant les missions autour de la valorisation de la donnée.

J’aime contribuer à des projets à la pointe de l’innovation, en partant des découvertes faites dans le monde académique, pour voir quelles sont les applications business qui peuvent en découler. On peut citer l’élaboration de modèles prédictifs qui permettent d’anticiper des événements, de prendre des décisions plus éclairées, de mieux lutter contre la fraude. Ou encore l’intégration de robots capables d’interagir avec le client, lui offrant une expérience améliorée dans sa relation avec l’entreprise.

Le machine learning, ou deep learning, modifie considérablement les relations qu’entretiennent l’homme et la machine, au profit d’organisations plus performantes. L’enjeu actuel est de découvrir et de mettre en œuvre les nouveaux usages et services que ces technologies permettent.

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