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Circulaire CSSF Cloud Computing : moins de contraintes, de nouvelles opportunités

C’est avec un texte de moins de 20 pages que la commission de surveillance du secteur financier (CSSF) a selon les observateurs, révolutionné le contexte ICT au Luxembourg. La circulaire 17/654 sur le Cloud Computing proposée fin mai 2017 définit le cadre dans lequel une entreprise peut externaliser des services en les faisant reposer sur une infrastructure de Cloud Computing qui n’est plus obligatoirement basée au Luxembourg.

Trois acteurs sont principalement concernés par ce changement. Quels impacts peut-on anticiper pour les entreprises suivies par la CSSF ? Le métier des professionnels du secteur financier (PSF) va-t-il changer ? Et qu’en est-il du métier des opérateurs Cloud luxembourgeois ? Faisons le point sur les changements qui se dessinent.

Entreprises suivies par la CSSF : la levée des contraintes

Ces entreprises se trouvent face à de nouveaux choix. Sous certaines conditions, elles peuvent désormais localiser leurs données où elles le veulent en Europe. Si elles font appel à un opérateur PSF c’est à lui que revient la responsabilité de s’assurer que le service Cloud et la manière dont il est géré sont bien conformes aux normes de la CSSF. Les organismes suivis (nommés ESCR dans la circulaire) doivent solliciter une autorisation préalable de la CSSF pour pouvoir recourir à un sous-traitant qui opère sur une infrastructure Cloud.

Si une entreprise suivie décide d’opérer elle-même le service dans le Cloud, elle doit nommer un Cloud Officer qui s’assure que l’opérateur sous-traitant ne déroge pas à la circulaire.

Ainsi, la charge réglementaire qui pèse sur le secteur financier reste sensiblement la même tandis que les possibilités de gestion de leurs systèmes se diversifient considérablement.

Professionnels du service financier : des opportunités démultipliées

Pour les professionnels du secteur financier capables de s’adapter à ce changement, les opportunités sont démultipliées. Ils continuent à garantir que les systèmes qu’ils opèrent pour le compte des organismes suivis sont toujours en conformité avec les règlements de la CSSF. Mais, ils peuvent délivrer leurs services sur une gamme de plateformes Cloud considérablement enrichie. En plus des différents opérateurs Cloud nationaux, ils peuvent exercer leur métier avec les grands Cloud généralistes (Amazon, Google, IBM et Microsoft). Ils devront toutefois s’assurer que ces opérateurs Cloud sont basés dans un pays de l’Union européenne et qu’ils respectent bien la législation luxembourgeoise.

Au-delà d’un simple choix de plateforme, les opérateurs PSF ont désormais l’opportunité de délivrer leur expertise dans les services financiers de toute l’Europe. Prenons l’exemple d’une grande banque européenne basée à Luxembourg. Grâce à la nouvelle circulaire, elle pourra choisir un prestataire PSF pour opérer les systèmes de toutes ses filiales, sans être obligée de rapatrier toutes les données à Luxembourg.

Opérateurs Cloud : un rôle clarifié mais la nécessité de se différentier face à la concurrence

Les opérateurs Cloud luxembourgeois vont maintenant entrer en concurrence avec des acteurs aux moyens démesurés. Au premier abord, ce changement peut être considéré comme un risque. Mais à bien y regarder, la circulaire présente une avancée majeure : celle de clarifier les rôles de chacun. Les opérateurs luxembourgeois sont maintenant sur un pied d’égalité réglementaire face à la concurrence internationale. Cela incitera probablement les acteurs à se spécialiser dans des services financiers pointus délivrés dans le Cloud pour se distinguer d’une concurrence qui a déjà gagné la guerre des prix.

Une circulaire qui fait l’unanimité

Il arrive de considérer que la pression réglementaire qui pèse sur les entreprises complique leur travail au quotidien. Or, c’est bien l’effet contraire que vise la circulaire CSSF : une simplification et une levée des contraintes.

Elle clarifie la notion de Cloud Computing (qui en avait bien besoin) et les différentes manières de le délivrer. Elle définit le rôle des différents acteurs tout en ouvrant de nouveaux marchés pour les professionnels luxembourgeois. Pour les entreprises préparées à ce nouveau contexte, les opportunités sont nombreuses.

Les possibilités offertes par l’Internet des Objets (IoT), associées à celles que permettent les technologies de valorisation de la donnée, sont de nature à transformer en profondeur les processus internes des organisations.

Au sein de POST Telecom, j’ai intégré un département dédié à l’innovation dans le domaine de la connectivité des objets. Là, je travaille notamment sur la combinaison du machine learning, une forme d’intelligence artificielle, et des objets connectés, en vue d’offrir de nouvelles perspectives aux acteurs économiques.

Ces technologies nous font entrer dans l’ère de l’anticipation et de la prédiction. Sur base d’importantes quantités de données, des algorithmes peuvent prédire le moment où le pneu d’un véhicule risque d’exploser ou encore la baisse de performance d’une machine industrielle. En appuyant sa gestion sur ces informations, on peut désormais profiter de gains d’efficacité considérables.

J’ai passé l’essentiel de ma carrière dans le domaine du développement applicatif pour de nombreux acteurs du secteur ICT au Luxembourg. J’aime concevoir et mettre en œuvre des solutions permettant d’extraire de la valeur des données, au service de l’efficience des organisations. Je me passionne pour les évolutions technologiques, toujours plus nombreuses et toujours plus rapides, avec la volonté d’explorer les possibilités qu’elles offrent. J’apprécie surtout pouvoir mettre cette expertise au service des acteurs économiques, tout en veillant à leur garantir la plus grande sécurité, dans le respect des normes et de la vie privée de chacun.

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