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ICT Experts LuxembourgDivers Quand la rentabilité laisse place à « l’impact global »
Quand la rentabilité laisse place à « l’impact global »

Quand la rentabilité laisse place à « l’impact global »

Nous quittons une période heureuse. Celle durant laquelle la rentabilité d’une application informatique s’évaluait facilement, sur la base des gains financiers qu’elle générait. Le maître d’œuvre facturait des prestations de conception et développement. Le maître d’ouvrage vendait l’usage de l’application à ses clients ou usagers. Ce modèle mercantile va sans doute perdurer mais il est aujourd’hui bousculé.

Qu’est-ce qu’un projet à impact ?

En septembre 2015, 193 pays membres de l’ONU ont approuvé une liste de 17 objectifs de développement durable à atteindre d’ici 2030. Ils visent à lutter contre la pauvreté, protéger la planète et assurer la prospérité de tous.
Animées par ces objectifs, des start-up naissent tous les jours, avec l’ambition d’améliorer concrètement le quotidien de l’un des 169 cibles détaillées dans le projet de l’ONU.
Pas de business modèle traditionnel pour ces jeunes pousses créatives. En effet, elles ne cherchent pas à maximiser leurs profits en fidélisant leurs utilisateurs. Elles s’efforcent à répondre à des besoins identifiés dans les domaines de la santé, de l’éducation ou encore de la justice. Leurs actions changent positivement et durablement le quotidien du plus grand nombre. On parle ici de projets à impact, qu’il soit social, sociétal ou environnemental.

Les objectifs de développement durable de l'ONU
Les 17 objectifs de développement durable de l’ONU.

Donner du sens à l’investissement

Comment se financent ces projets ? Dès les années 90, certains investisseurs ont montré l’ambition d’influer positivement sur le monde, tout en générant des profits financiers. L’investissement à impact ou impact investing, était né.

« Le succès ne se mesure pas à la quantité d’argent que vous gagnez mais à l’impact que vous avez sur la vie des gens. » Michelle Obama

L’impact investing promet des rendements moins importants que la finance traditionnelle, c’est un fait. Mais la promesse d’un rendement holistique, qui dépasse l’aspect financier en offrant plus de soutenabilité, convainc de plus en plus d’investisseurs. Dans une enquête de 2017, le Global Impact Investing Network estimait à 114 milliards de dollars le poids de l’impact investing dans le monde. Une enquête du Forum for Sustainable and Responsible Investment corrobore ce chiffre. Elle montre aussi une évolution de plus de 3000% des actifs dans ce domaine entre 1995 et 2016.

Evolution des investissements à impact

Evolution des actifs de l’impact investing entre 1995 et 2016 (source : https://www.ussif.org/sribasics)

Avec l’impact investing, on entre dans une nouvelle ère. Dorénavant on ne se demande plus uniquement combien coûte un projet et combien il va rapporter. Une troisième dimension est apparue. Elle consiste à mesurer combien l’impact du projet va faire économiser à la société en termes de temps, d’argent ou de ressources naturelles.

La mesure d’impact pensée dès la conception

Tous les projets à impact ne reposent pas sur les nouvelles technologies. Mais le numérique fournit aux autres des moyens d’auditer leur impact quasiment en temps réel. Cette récolte by design des données peut aussi être complétée a posteriori par des enquêtes de terrain par exemple.

Mieux connaître les utilisateurs grâce au profiling

Bien connaître l’utilisateur de son service est primordial. Cela permet de lui proposer la meilleure expérience, d’anticiper ses attentes et d’y répondre de la meilleure des manières. Aujourd’hui, on peut déterminer le profil d’une personne grâce à quelques questions anodines et non personnelles. Il suffit de les soumettre à l’utilisateur lors de sa première connexion.

Savoir comment la plateforme est utilisée grâce au Web Analytics

Une fois le nouvel utilisateur enrôlé sur la plateforme, il est utile d’étudier de quelle manière il l’utilise. Sur quelle page ou fonctionnalité passe-t-il le plus de temps ? Comment navigue-t-il dans l’application web ou mobile ?
Le Web Analytics fournit des réponses à ces questions. Cette discipline permet de connaître précisément le comportement des utilisateurs à l’aide de différents outils comme Google Analytics et Matomo par exemple. Faciles et rapides à mettre en place, ils fournissent quantité de réponses sur les intérêts des utilisateurs.

Le monitoring pour déterminer quand la plateforme est sollicitée

Le monitoring des serveurs qui assure le fonctionnement de la plateforme peut apporter des éléments plus quantitatifs que ceux fournis par le Web Analytics.  Les logs de ces serveurs regorgent d’enseignements sur la manière dont la plateforme est sollicitée. A quelles heures ou moments de l’année est-elle le plus utilisée ? Dans quelles régions du monde ?

Utiliser l’intelligence artificielle pour donner de la valeur aux données collectées

La quantité de données issues du profiling, du Web Analytics ou encore du monitoring peut rapidement grossir. Si rien n’est mis en place afin de les traiter en profondeur, ces données peuvent devenir inexploitables. L’intelligence artificielle permet de donner plus de sens à toutes ces mesures.

Assurer la non-altération des données en les stockant sur la Blockchain

Les usages de la Blockchain sont nombreux. Un de ses intérêts est qu’on ne peut pas modifier ou supprimer les informations qui lui sont confiées ; elle agit ainsi comme un registre inaltérable. Un outil précieux pour des plateformes devant justifier de leur impact auprès de leurs investisseurs.
Des standards émergent actuellement, proposant des manières de stocker dans des Blockchains la représentation cryptographique d’un volume de données quasi-illimité (voir Chainpoint). Ces derniers mois des API ont vu le jour pour permettre aux développeurs même inexpérimentés en matière de Blockchain d’accéder à ces standards.

 

L’approche by design, c’est-à-dire la mise en œuvre dès les premières phases de conception de la plateforme des moyens mentionnés ci-dessus, en accord avec les recommandations du nouveau règlement GDPR, permet une mesure d’impact plus fiable et automatisée. « La technologie nous a connectés mais pas encore reliés » comme le constatait récemment Nicolas Hulot. Mais les dernières innovations numériques au service des projets à impact pourraient sous peu modifier ce constat.

La technologie ouvre de nombreuses nouvelles perspectives. Et mon rôle, au sein du pôle innovation et développement d’InTech, est d’accompagner les organisations dans leur développement, en leur faisant prendre conscience des possibilités que leur offre le digital.

A travers mon parcours, dans la mise en œuvre de projets d’envergure, j’ai acquis une forte expertise dans le développement applicatif, dans le design d’API et dans le domaine de l’architecture technique. J’aime explorer les dernières technologies avec la volonté de faire mieux avec moins, de manière plus durable. J’apprends à en maîtriser les divers aspects pour mieux relever des challenges techniques, à les combiner pour envisager de nouveaux usages.

A cette fin, il est essentiel d’avoir la meilleure compréhension possible des enjeux des clients. J’envisage mon rôle comme celui de facilitateur de leur transformation, avec la volonté d’inviter chacun à réfléchir plus loin, pour mieux concrétiser des projets innovants, utiles et responsables, qui auront un impact positif sur la société.

La technologie ne constitue pas une fin en soi. Elle est un moyen puissant permettant d’améliorer le business, nos vies ou encore notre environnement. Le digital est de nature à abolir les barrières existantes, pour plus d’égalité dans les relations entre personnes.

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