Rencontrez nos experts
English Content

Articles récent

ICT Experts LuxembourgDivers Biomimétisme : quand la nature rend l’innovation durable
Biomimétisme : quand la nature rend l’innovation durable

Biomimétisme : quand la nature rend l’innovation durable

Les humains sont des malins… Ils ont élaboré au fil du temps des techniques très intelligentes. Mais sans le vouloir, ils ont aussi engendré un grand nombre de risques pour notre planète. L’heure est venue de concevoir de nouveaux produits qui s’inscrivent dans une perspective durable. Et pour cela, la nature a beaucoup à nous apprendre.

S’inspirer de la nature

Le biomimétisme est une approche de l’innovation qui consiste à trouver des solutions soutenables aux problématiques humaines en copiant les stratégies développées par la nature. L’idée sous-jacente est qu’après plusieurs milliards d’années de recherche et développement, la nature a déjà résolu la plupart des problèmes et les mauvaises idées sont devenues des fossiles.

Au 15e siècle déjà, Leonardo Da Vinci dans son célèbre “Codex sur le vol des oiseaux” étudiait minutieusement leur façon de voler afin de concevoir la première machine volante. Quelques siècles plus tard, la conception des ailes des avions s’est largement inspirée de celles des oiseaux.

Ce qui est nouveau, c’est de faire du biomimétisme une approche systématique de l’innovation, qu’il s’agisse de l’industrie ou de l’Intelligence Artificielle.

Au MIT par exemple, des ingénieurs ont développé un bandage chirurgical inspiré de la formidable adhérence des pieds d’un petit lézard de la famille des Gecko. Le résultat est un bandage adhésif à base de polymère entouré d’une glue de nanopilliers, exactement comme sur les orteils du Gecko. Il est élastique, se place à l’extérieur et à l’intérieur du corps, colle sur les surfaces mouillées et peut s’autodétruire à une vitesse paramétrable.

Le Gecko n’est pas un exemple isolé, nos amies les termites construisent depuis longtemps des habitations ultra passives, ventilées en été et isolées en hiver. C’est en s’inspirant de cette architecture audacieuse, que le Eastgate Centre’s, un centre commercial au Zimbabwe a été conçu. Ce bâtiment construit comme une termitière de 30 000 m2 n’utilise pas d’air conditionné et consomme à peine 10% de l’énergie nécessaire pour des bâtiments de taille équivalente.

Deep learning

L’arrivée de logiciels dotés d’une Intelligence Artificielle n’échappe pas à la tendance du biomimétisme. Le deep learning, une des briques de l’IA, s’inspire directement du fonctionnement des neurones de notre cerveau.

Ces logiciels apprenants commencent à être capables de dresser des diagnostics médicaux, surpassant parfois les médecins. Même le champion du monde du jeu de Go a été contraint de reconnaître sa défaite face au réseau de neurone.

Si ces résultats impressionnent, il reste toutefois beaucoup de chemin à parcourir.  Ainsi, un système de deep learning nécessite qu’on lui injecte des milliers de photos de chat pour pouvoir en reconnaître un à coup sûr, ce qu’un enfant de 3 ans fera sans problème en ayant croisé un ou deux chats seulement. De nombreux processus actifs dans notre cerveau restent encore obscurs pour la science aujourd’hui. Il faudra donc être capable de les analyser en profondeur avant de pouvoir les reproduire artificiellement.

Nous avons déjà réussi à copier ce que nous croyons comprendre du cerveau. Mais ce n’est qu’un début. La recherche en IA et en neuroscience avance et s’enrichit mutuellement. Les algorithmes de deep learning conduisent les neuroscientifiques à mieux comprendre le cerveau. Cette connaissance aide à son tour les informaticiens à améliorer leurs algorithmes de deep learning.

Le biomimétisme est donc le point de départ de l’innovation qui connaît ensuite ses propres évolutions. C’est pourquoi, si une intelligence artificielle voit le jour, il est probable qu’elle ressemble autant à une intelligence naturelle qu’un avion ne ressemble à un oiseau.

Les possibilités offertes par l’Internet des Objets (IoT), associées à celles que permettent les technologies de valorisation de la donnée, sont de nature à transformer en profondeur les processus internes des organisations.

Au sein de POST Telecom, j’ai intégré un département dédié à l’innovation dans le domaine de la connectivité des objets. Là, je travaille notamment sur la combinaison du machine learning, une forme d’intelligence artificielle, et des objets connectés, en vue d’offrir de nouvelles perspectives aux acteurs économiques.

Ces technologies nous font entrer dans l’ère de l’anticipation et de la prédiction. Sur base d’importantes quantités de données, des algorithmes peuvent prédire le moment où le pneu d’un véhicule risque d’exploser ou encore la baisse de performance d’une machine industrielle. En appuyant sa gestion sur ces informations, on peut désormais profiter de gains d’efficacité considérables.

J’ai passé l’essentiel de ma carrière dans le domaine du développement applicatif pour de nombreux acteurs du secteur ICT au Luxembourg. J’aime concevoir et mettre en œuvre des solutions permettant d’extraire de la valeur des données, au service de l’efficience des organisations. Je me passionne pour les évolutions technologiques, toujours plus nombreuses et toujours plus rapides, avec la volonté d’explorer les possibilités qu’elles offrent. J’apprécie surtout pouvoir mettre cette expertise au service des acteurs économiques, tout en veillant à leur garantir la plus grande sécurité, dans le respect des normes et de la vie privée de chacun.

Pas de commentaires

Laisser une réponse