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Smart City : Smart Flop ?

Smart City : Smart Flop ?

A l’instar de l’internet des objets avec laquelle elle partage bon nombre de technologies, la Smart City a encore bien du mal à prendre son envol.

Comme toute technologie innovante, la Smart City suit inexorablement le « Gartner Hype Cycle » et vient probablement de sortir du creux de la vague : « Through of Disillusionment ».

« Gartner Hype Cycle »

La fusée qui a du mal à décoller

Les villes qui ont préféré commencer par des projets pilotes ont eu raison. 10 projets testés pour un seul transformé semblent représenter un passage obligé avant un déploiement maîtrisé des technologies Smart City.

A contrario, les villes qui ont investi à grande échelle sans essai préalable et sans appropriation des citoyens en amont ont pris de gros risques.

Parmi elles, on pense à Nice et son Smart Parking, fer de lance d’un vaste projet de Smart City. Le système de stationnement intelligent, composé de capteurs capables d’indiquer en temps réel les places disponibles, est lancé en 2013 pour un budget de 10 millions d’euros. Après seulement 3 ans de service, le dispositif est arrêté en catimini. En cause : une fiabilité insuffisante, un stationnement en double-file bien ancré dans les pratiques et la drôle d’idée de devoir consulter son smartphone tout en cherchant à se garer. A lire en détail sur le blog du Monde.

Vous avez dit Smart ?

Six domaines composent la notion de Smart City : mobilité, environnement, gouvernance, habitat, énergie, économie … Mais d’autres définitions existent.
L’absence de définition officielle est d’ailleurs la première pierre d’achoppement.
Vient ensuite la question du niveau de maturité de ces cités dans chacun des 6 domaines. Dans les faits, revendiquer un statut de Smart City recouvre des réalités très différentes. C’est pourquoi, disposer d’un standard commun à toutes les villes aiderait à y voir plus clair. Une note de 1 à 4 pour classer les Smart City au même titre que les villes fleuries, pourquoi pas ?

L’interopérabilité en jeu

Aujourd’hui, chaque smart ville a mené ses propres expérimentations en s’appuyant sur différentes start-up. Souvent il n’existe pas de cohérence entre les initiatives d’une même commune et encore moins entre différentes cités.

De plus, la vitesse de mise en œuvre des projets a bien du mal à rivaliser avec celle des acteurs globaux. En effet, que peut aujourd’hui proposer la solution de mobilité d’une ville face à un Google Map ou un Waze qui fonctionnent dans toutes les villes de la même manière et avec une qualité de service exponentielle.

Enfin, les projets Smart City portés par les villes ou intercommunalités questionnent la capacité des acteurs à mettre en compétition les fournisseurs, rendre possible leurs remplacements en cas de défaut de service, se prémunir d’une trop grande dépendance ou « menottage » délibéré orchestré par le fournisseur.

Le quitte ou double électoral

La Smart City apparaît trop souvent comme un instrument électoral pour entrer dans le club fermé des « villes innovantes ». Dès lors, la technologie se trouve au centre des préoccupations en lieu et place des citoyens. Les villes s’exposent alors à un risque d’inadéquation du service avec les besoins des administrés. De plus, ces innovations technologiques nécessitent d’être s’accompagnées d’un effort pour en favoriser l’adoption, sous peine de rejet et de sanction électorale.

 

La standardisation des réseaux de communication des objets connectés est une des étapes qui président à la démocratisation des Smart Cities. Qui de Sigfox, LoRa ou NB-IoT va gagner la guerre des réseaux avant l’avènement de la 5G ?

En parallèle, se pose également la question de la sécurité de nos données personnelles, GDPR oblige, afin de pérenniser ces nouveaux services.

Aujourd’hui, la ville intelligente doit en finir avec les expérimentations pour entrer dans une phase de maturité. Un âge de raison qui implique de remettre les citoyens au centre des préoccupations. Et leur qualité de vie comme aiguillon des innovations technologiques.

Depuis de nombreuses années, je m’intéresse aux possibilités offertes par l’IoT. Au sein de POST, je contribue désormais à l’élaboration de solutions innovantes, sur mesure et au service du business, au départ de la capacité donnée aux objets de transmettre de l’information. A travers l’IoT, nous explorons de nouveaux horizons, profitant du dynamisme de POST et de sa volonté forte d’investir dans cette technologie.

Je suis titulaire d’un diplôme universitaire en gestion des entreprises et administrations ainsi que d’une maîtrise en informatique appliquée à la gestion des entreprises. Grâce à cette double compétence, j’ai été amené à multiplier les expériences professionnelles, dans des fonctions de support aux business (juridique, économique, marketing…) et dans d’autres plus techniques, comme l’informatique. Après un début de carrière au sein du Centre de Recherche Public Gabriel Lippmann, sur un projet de refonte informatique, puis au service de Software AG, j’ai rejoint le groupe POST. Rapidement, en tant que manager d’équipe, j’ai travaillé sur des projets de développement de solutions web et mobiles, puis des solutions M2M.

J’ai toujours été attiré par l’innovation comme vecteur de changement sociétal. J’aime m’investir dans le développement de solutions innovantes. Les nouvelles technologies, alliées au monde des télécoms, ouvrent un champ des possibles quasi infini et un terrain de jeux épanouissant pour toute personne qui, comme moi, est attirée par le monde connecté (IoT) et le potentiel d’exploitation des données (Big Data), au service des (nouveaux) usages.

Plus globalement, j’aime comprendre le monde qui m’entoure et m’adapter aux évolutions sociétales, comme par exemple la société collaborative vers laquelle nous tendons.

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