Rencontrez nos experts
English Content

Articles récent

ICT Experts LuxembourgDigital Media & IoT Smart Apiculture : ou comment aider les apiculteurs à sauver la planète ?
Smart Apiculture : ou comment aider les apiculteurs à sauver la planète ?

Smart Apiculture : ou comment aider les apiculteurs à sauver la planète ?

En trente ans, près de 80 % des abeilles auraient disparu en Europe*. Ce déclin catastrophique dû à l’intensification des pratiques agricoles et au recours aux pesticides menace la chaîne alimentaire. Les abeilles pourraient bénéficier des nouvelles technologies de ruches connectées pour endiguer leur disparition.

La mission des abeilles dans le cycle naturel

Indispensables à la pollinisation des fleurs, les abeilles jouent un rôle essentiel dans l’équilibre des écosystèmes.  Ces butineuses garantissent la reproduction d’une large majorité de plantes à fleurs à travers le monde. Pas moins d’un tiers de l’alimentation mondiale dépendrait de cette pollinisation. Si les abeilles disparaissaient, une multitude de plantes ne pourraient plus se reproduire et s’éteindraient. L’absence de graines, fruits et légumes en plus des conséquences sur l’alimentation humaine, entraînerait l’extinction de nombreuses espèces animales.

Les défis des apiculteurs

Les principaux ennemis des abeilles sont les parasites, les pesticides et le changement climatique. Trois facteurs qui affectent la productivité de l’essaim.

Si les parasites contribuent à l’affaiblissement des colonies, en parallèle, l’usage de pesticides dans les pratiques agricoles entraîne également des risques pour la santé du cheptel. En effet, les fleurs sont de moins en moins présentes dans les exploitations et ne couvrent plus les besoins en nourriture des abeilles tout au long de l’année.

Des printemps précoces ou des automnes très ensoleillés leur font aussi courir de grands risques. Les apiculteurs passent alors beaucoup de temps à surveiller leurs ruches pour par exemple aider les abeilles à se nourrir lorsque des conditions climatiques inhabituelles les mettent en péril.

Ainsi, accroître son cheptel est un défi de taille pour les apiculteurs. Outre le savoir-faire, cela requiert beaucoup d’attention. C’est pourquoi nombreux apiculteurs cessent leurs activités, à cause d’une rentabilité de plus en plus modeste. Un vrai risque pour la biodiversité de la planète.

L’IoT au service des apiculteurs

Il faut donc repenser la gestion de ces risques. Pour cela, les ingénieurs ont trouvé un système astucieux qui aide les apiculteurs à monitorer les ruches à distance, sans se déplacer sur site. C’est particulièrement utile dans le cas d’une apiculture nomade, dispersée sur plusieurs sites.

En équipant les ruches de capteurs de poids et de mouvement, les apiculteurs peuvent comprendre rapidement quel est le meilleur moment pour récolter le miel mais aussi être prévenu si la ruche a été percutée par un animal ou est tombée à cause d’un orage violent.

Courbe d’évolution du poids d’une ruche connectée

 

Si un tel événement est détecté, une alerte sms est envoyée. Lorsque les conditions sont normales, l’apiculteur reçoit chaque soir un rapport journalier.

Tableau de bord d’une ruche connectée

 

Ce système permet de prévenir les conséquences climatiques. Des températures très élevées en début d’été déclenchent des floraisons précoces. Dans ce cas, la récolte du miel doit débuter plus tôt que prévu. Pour l’apiculteur, il est extrêmement important de savoir quand poser la hausse (les cadres vides) afin de commencer à stocker le miel destiné à la production et non plus à la consommation de l’essaim. Un retard d’une semaine entraîne ainsi de grandes quantités de miel non stockés.

Autre exemple, en hiver, une diminution significative du poids de la ruche quand la récolte de miel n’a pas encore démarré, peut indiquer que l’essaim est affamé. L’apiculteur peut alors intervenir en lui donnant du sirop sucré comme nourriture additionnelle et s’assurer que l’affaiblissement des abeilles n’est lié à d’autres causes comme une prolifération anormale des parasites.

Un capteur IoT permet donc d’intervenir avec efficacité pour réduire le taux de mortalité et augmenter la productivité des ruches. Une économie de temps et d’argent pour les apiculteurs débutants ou confirmés.

*une étude internationale publiée mercredi 18 octobre 2017 par la revue PLoS One, analysant des données de captures d’insectes réalisées depuis 1989 en Allemagne.

A l’échelle de l’entreprise, les systèmes sont de plus en plus interconnectés. Les acteurs économiques n’ont jamais été aussi ouverts sur l’extérieur. Les organisations intègrent de plus en plus d’objets connectés, leur permettant d’agir à distance sur divers éléments ou encore de recueillir quantité de données utiles. Avec la multiplication des interfaces, un des principaux enjeux pour les professionnels de l’IT est de garantir l’homogénéité, la sécurité globale et l’efficacité des systèmes mis en œuvre.

Au sein de POST Telecom, j’ai eu l’opportunité de rejoindre l’équipe IoT. C’est un domaine qui me passionne. Depuis plusieurs années, j’aime bricoler autour de ces technologies. Je fabrique moi-même, à domicile, des objets connectés, utiles dans mon quotidien. Et je me réjouis désormais de pouvoir contribuer à de tels développements au niveau de ma vie professionnelle.

Mon parcours, après l’obtention d’un diplôme d’ingénieur informatique en Italie, m’a permis d’explorer des projets de recherche, d’accompagner des opérateurs télécom nationaux, de travailler dans le domaine du développement applicatif, sur des technologies Microsoft notamment.

J’aime avant tout comprendre comment fonctionne la technologie, ce qui se trouve derrière chaque solution. Dans ma fonction au sein de POST Telecom, j’apprécie particulièrement l’opportunité qui nous est offerte d’explorer des problématiques et de créer des solutions adaptées et utiles à nos clients en faisant le meilleur usage de la technologie. Je trouve plus intéressant d’être un acteur de l’économie numérique, de pouvoir contribuer concrètement à l’émergence d’une société digitale, que de se contenter d’être un simple consommateur de technologies.

Pas de commentaires

Laisser une réponse