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ICT Experts LuxembourgDigital Media & IoT La robomobile n’est plus une fiction
La robomobile n’est plus une fiction

La robomobile n’est plus une fiction

La tendance actuelle de la voiture de plus en plus équipée ne fera que s’accentuer dans les dix prochaines années. Outil de déplacement confortable et perfectionné au départ, l’automobile aura bientôt achevé sa mue complète et sera électrique, autonome et connectée.

Connectivité, automobile & innovation

Le temps de l’innovation en connectivité semble se compresser. Il y a 20 ans, Google et son cortège d’outils n’existaient pas. Il y a 15 ans, les réseaux sociaux et de partage n’existaient pas. Il y a 10 ans, les smartphones et les tablettes n’existaient pas. D’impossible à prévoir, il semble aujourd’hui impensable de s’en passer. L’automobile n’échappe pas à cette révolution ; troisième lieu de vie, après la maison et le bureau, elle est entrée dans l’ère de la connectivité, et les innovations en termes de fonctionnalités sont tout aussi rapides.

Prenez le World Mobile Congres, événement référence du secteur de la téléphonie mobile. A priori aucun lien avec la voiture. Pourtant, cette année à Barcelone, on assistait presque à un salon de l’auto tellement les constructeurs étaient présents. Ces derniers ont en effet des besoins croissants en services connectés : Hotspot WiFi, Entertainment ou encore E-Call (l’appel d’urgence embarqué, obligatoire dès 2018).

Du M2M au V2V

L’autonomie croissante et la sécurité de la voiture reposeront notamment sur les technologies V2V (Vehicle to Vehicle) et V2I (Vehicle to Infrastructure), en analogie au M2M (Machine to Machine). On peut en effet distinguer six niveaux d’évolution dans le secteur automobile:

  1. la voiture actuelle ;
  2. l’intégration de l’assistance automatique comme le freinage d’urgence (déjà répandue) ;
  3. la voiture semi-autonome qui roule seule sur autoroute ou dans les bouchons (déjà présente) ;
  4. la voiture autonome où le conducteur peut reprendre le contrôle ;
  5. la robomobile, avec capteurs à 360 degrés et vision jusqu’à 300m, sans volant, sans pédale, annoncée pour 2020 chez certains constructeurs allemands ;
  6. la robomobile avec système coopératif grâce au V2V avec les réseaux IoT optimisés et sans latence (5G voire 6G).

Vers une vraie révolution sociétale

L’impact sera considérable et la robomobile va apporter de nombreux changements sociétaux. En termes de :

  • Rapidité. Il nous faut 1,5 seconde pour réagir alors qu’il en faut 0,700 millisecondes pour une caméra.
  • Sécurité. Plus de 80% des accidents sont dus à une erreur humaine.
  • Mobilité. 15% de la population a un handicap empêchant la conduite, la robomobile peut réintégrer ces exclus de la mobilité.
  • Temporalité. Offrir du temps de qualité pendant le trajet.
  • Ecologie. Aider la gestion intelligente du transport et la conduite automatique optimisée (ecoconduite).
  • Economie. Le coût annuel des accidents en France est de 25 milliards d’euros.

Les acteurs influents du secteur s’organisent déjà. Côté constructeur, Tesla, avec ses voitures électriques (notamment le Model S) est devenu le poil à gratter de l’industrie. Il en est de même pour Google, avec ses Google Cars et ses taxis autonomes. Mais de gros players technologiques et IT s’invitent également. On peut citer Intel et son rachat, pour 15 Milliards de dollars, de la société Israélienne Mobileye spécialisée dans les systèmes anti-collisions. Ou encore, Bosch, équipementier auto, et Nvidia, fournisseur mondial de cartes graphiques, qui étudient ensemble la fabrication d’accessoires d’analyse de l’environnement immédiat.

Dans 10 ans, la voiture autonome, connectée et électrique sera là. Elle sera l’extension de notre maison avec tous les services connectés disponibles. On peut facilement imaginer l’expansion de l’auto-partage avec navettes autonomes sur parcours prédéfinis, mais aussi un permis de conduire (devenu optionnel) réservé au plaisir de la conduite sur circuit. Les constructeurs deviendront ainsi des « sociétés de service de mobilité » (slogan PSA du futur ?).

Depuis de nombreuses années, je m’intéresse aux possibilités offertes par l’IoT. Au sein de POST, je contribue désormais à l’élaboration de solutions innovantes, sur mesure et au service du business, au départ de la capacité donnée aux objets de transmettre de l’information. A travers l’IoT, nous explorons de nouveaux horizons, profitant du dynamisme de POST et de sa volonté forte d’investir dans cette technologie.

Je suis titulaire d’un diplôme universitaire en gestion des entreprises et administrations ainsi que d’une maîtrise en informatique appliquée à la gestion des entreprises. Grâce à cette double compétence, j’ai été amené à multiplier les expériences professionnelles, dans des fonctions de support aux business (juridique, économique, marketing…) et dans d’autres plus techniques, comme l’informatique. Après un début de carrière au sein du Centre de Recherche Public Gabriel Lippmann, sur un projet de refonte informatique, puis au service de Software AG, j’ai rejoint le groupe POST. Rapidement, en tant que manager d’équipe, j’ai travaillé sur des projets de développement de solutions web et mobiles, puis des solutions M2M.

J’ai toujours été attiré par l’innovation comme vecteur de changement sociétal. J’aime m’investir dans le développement de solutions innovantes. Les nouvelles technologies, alliées au monde des télécoms, ouvrent un champ des possibles quasi infini et un terrain de jeux épanouissant pour toute personne qui, comme moi, est attirée par le monde connecté (IoT) et le potentiel d’exploitation des données (Big Data), au service des (nouveaux) usages.

Plus globalement, j’aime comprendre le monde qui m’entoure et m’adapter aux évolutions sociétales, comme par exemple la société collaborative vers laquelle nous tendons.

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