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La nouvelle voie de la recherche vocale

La nouvelle voie de la recherche vocale

Les assistants vocaux sont de plus en plus populaires. Aux Etats-Unis, près d’une personne sur deux les utilise pour effectuer des recherches, principalement sur mobile. La technologie évolue à grands pas et va rapidement devenir un canal privilégié de vente et de relation client.

Qu’est-ce qu’un assistant vocal ?

C’est un programme qui répond aux questions formulées oralement par son propriétaire. Il peut également accomplir de petites tâches comme lancer un appel téléphonique, nous indiquer l’heure ou la météo. Les plus populaires sont Siri pour Apple, Google Assistant, Alexa d’Amazon et Cortana de Microsoft.

Des fonctionnalités qui évoluent à grands pas

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans le monde des assistants vocaux. Vous avez certainement entendu parler de Google Duplex lors de la conférence annuelle des développeurs Google ? On y montre un robot à synthèse vocale (voicebot) interagir avec un humain pour prendre un rendez-vous chez le coiffeur. Le plus frappant, c’est que les interlocuteurs humains n’ont pas imaginé une seconde qu’il s’agissait d’un robot. Il faut dire que Google a poussé le réalisme assez loin en le faisant hésiter, bafouiller… Une imitation des imperfections humaines qui rend l’assistant vocal aussi vrai que nature.
Les robots à synthèse vocale devraient également se généraliser de l’autre côté du téléphone, dans votre pizzeria préférée ou encore chez votre médecin de famille. Ainsi, un bot imitant mes imperfections de diction pourra discuter avec un bot à l’accent italien pour que je puisse réserver une table pour dîner avec des amis. Étonnant, non ?

Le syndrome Frankenstein

Dans la science-fiction des années 1930, la majorité des intelligences artificielles suivaient le modèle de la créature de Frankenstein et finissaient par détruire leur créateur. L’auteur de science-fiction Isaac Asimov, lassé par ce schéma, a édicté trois lois fondamentales au fil de ses ouvrages. Des règles auxquelles les robots devaient se conformer pour protéger l’humanité de sa destruction par les machines :
1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain
2. Un robot doit obéir aux ordres des humains (sauf s’ils entrent en conflit avec la première loi)
3. Un robot doit protéger son existence (sauf s’il y a contradiction avec les lois précédentes).
A l’heure où les robots à synthèse vocale sont en passe de pénétrer nos vies professionnelles et privées, comment allons-nous savoir si notre interlocuteur est un humain ou un programme ?
Il nous faut sérieusement prendre en compte la vision d’Azimov mais aussi y ajouter une 4e loi qui obligerait les robots à décliner leur nature quand ils s’adressent à un être humain.
Sans attendre les conversations entre assistants vocaux, la recherche vocale demande d’ores-et-déjà d’imaginer de nouvelles approches marketing pour s’adapter à ces nouveaux usages.

Comment s’adapter à la recherche vocale ?

Formuler oralement une requête à un moteur de recherche ou un assistant vocal présente d’autres caractéristiques auxquelles les stratégies de communication doivent s’adapter :
Le langage naturel :
Si je m’adresse à mon assistant vocal, j’aurai davantage tendance à formuler de vraies questions comme « Comment changer une roue ? » ou « Quel est le taux de crédit immobilier en vigueur ? ». Les contenus doivent donc évoluer pour permettre de répondre à ces requêtes formulées oralement. Pour les identifier, il existe des outils comme Answerthepublic qui listent les questions posées sur Google dans une thématique, le crédit par exemple.
Des mots-clés plus spécifiques :
En passant de l’écrit à l’oral, les requêtes s’allongent et deviennent de plus en plus précises. On peut chercher les horaires d’ouvertures, les prix, l’adresse exacte d’une boutique… Autant de questions qu’il aurait été plus fastidieux de taper sur un clavier. Offrir des réponses précises à ce nouvel éventail de questions représente une réelle opportunité pour développer la visibilité des entreprises.

Vers une réponse unique

La page de résultat Google qui présente 10 liens bleus si familiers à nos yeux est en train de disparaître. Parce qu’en recherche vocale, 10 résultats c’est sûrement 9 de trop, Google tend à nous proposer un résultat unique. Imaginez l’ennui d’un assistant vocal qui listerait oralement les 10 résultats pour que vous puissiez faire votre choix !
Alors comment obtenir la position tant convoitée ? Nous l’avons vu, les contenus doivent être pensés pour répondre aux questions de plus en plus précises des internautes. L’utilisation de données structurées est aussi une étape importante pour un référencement performant. Elle permet d’aider le moteur à catégoriser les informations. Grâce à une nomenclature embarquée dans le code source de vos contenus, Google est en mesure de savoir si une donnée chiffrée est une date de naissance, une référence produit ou un prix.
Autre évolution en matière de référencement, les mots-clés perdent de l’importance au profit de l’intention de la recherche que Google tend à détecter. Par exemple, répondre avec pertinence à la question « Qu’est-ce que l’intelligence artificielle ? » pourrait bien vous rendre également visible sur la requête « Comment fonctionne l’intelligence artificielle ? » puisque l’intention est très proche dans les deux cas.
Les entreprises sont en train d’imaginer comment les assistants vocaux peuvent créer de la valeur ajoutée pour leurs clients. Et les investissements vont bon train. En effet, la recherche vocale est une réelle opportunité pour les early adopters. A l’image de Carrefour qui a lancé son assistant vocal Léa, qui permet de créer une liste de course grâce à Google Home.

Les possibilités offertes par l’Internet des Objets (IoT), associées à celles que permettent les technologies de valorisation de la donnée, sont de nature à transformer en profondeur les processus internes des organisations.

Au sein de POST Telecom, j’ai intégré un département dédié à l’innovation dans le domaine de la connectivité des objets. Là, je travaille notamment sur la combinaison du machine learning, une forme d’intelligence artificielle, et des objets connectés, en vue d’offrir de nouvelles perspectives aux acteurs économiques.

Ces technologies nous font entrer dans l’ère de l’anticipation et de la prédiction. Sur base d’importantes quantités de données, des algorithmes peuvent prédire le moment où le pneu d’un véhicule risque d’exploser ou encore la baisse de performance d’une machine industrielle. En appuyant sa gestion sur ces informations, on peut désormais profiter de gains d’efficacité considérables.

J’ai passé l’essentiel de ma carrière dans le domaine du développement applicatif pour de nombreux acteurs du secteur ICT au Luxembourg. J’aime concevoir et mettre en œuvre des solutions permettant d’extraire de la valeur des données, au service de l’efficience des organisations. Je me passionne pour les évolutions technologiques, toujours plus nombreuses et toujours plus rapides, avec la volonté d’explorer les possibilités qu’elles offrent. J’apprécie surtout pouvoir mettre cette expertise au service des acteurs économiques, tout en veillant à leur garantir la plus grande sécurité, dans le respect des normes et de la vie privée de chacun.

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