Digital Lëtzebuerg : faire du Luxembourg la forteresse digitale européenne du Big Data

A l’instar du statut PSF et du projet de loi sur l’archivage électronique, le Luxembourg a un rôle majeur à jouer sur le plus important marché ICT des 3 prochaines années : le Big Data.

On ne pourra que s’en féliciter, l’initiative Digital Lëtzebuerg reconnaît l’industrie ICT comme un secteur à part entière, porteur de création de valeur et d’emplois. Elle veut aussi identifier et soutenir les initiatives ICT existantes, pointer les modèles de réussite et ouvrir la voie à de nouvelles opportunités. Dans les projets existants, je citerais la formation ICT, le secteur FinTech bien sûr et le soutien aux startups. Aligner au plus juste les contenus et programmes de formation aux besoins de l’industrie ICT afin de créer des profils de compétences répondant à son attente est un dossier dont va s’emparer le groupe e-Skills. Différentes études se sont penchées sur cette nécessaire adéquation. Il s’agit aujourd’hui de collecter l’ensemble de ces données et de voir comment coordonner au mieux les initiatives visant à un meilleur équilibre entre l’offre et la demande à ce niveau. C’est encore de coordination dont il sera question au niveau des projets visant à soutenir et développer le tissu des startups comme le PwC’s Accelerator, le parcours 1,2,3, Go ou la plate-forme Technoport.

 

Le joyau PSF

Tout le monde s’accorde à dire que la création du statut PSF a été un facteur clé du développement de l’informatique dans le monde de la finance. Le projet de loi portant sur l’archivage électronique va dans le même sens. Ce sont des initiatives qui donnent une aura à la Place et apportent au client la garantie que les services délivrés le seront dans les règles de l’art.  A leur instar, d’autres chantiers pourraient faire du Luxembourg une plate-forme d’excellence, notamment en matière de TVA. On pourrait imaginer la mise en place d’une « Clearing House » qui, conformément à la nouvelle règlementation, ferait en sorte que la TVA soit automatiquement calculée en fonction du pays où elle va s’appliquer. Nous avons les compétences et la souplesse nécessaires pour mettre en place un mini « One Stop Shop » en la matière. A mon sens et sur le plus long terme, les FinTech ont un rôle important à jouer en matière de commerce et de monnaie électronique.  Pourquoi ne pas devenir un centre d’expérience pilote en créant par exemple des Lux Coins ? Nous en avons les moyens et les compétences !

 

Trusted Information Cyber Force

Le Luxembourg est également un pôle média très important avec RTL Group et SES. Pourquoi ne pas s’appuyer sur ces compétences et développer un Media Delivery Center ? Cela touche aux notions de gestion et de protection de données, notamment au niveau des droits d’auteur.  Il y aurait aussi pas mal de choses à faire au niveau des services publics en ligne. Mais à mon sens, le chantier majeur de ces 3 prochaines années concerne le Data Management. Le nombre de données à stocker et à gérer explose et le potentiel Big Data ouvre des opportunités exponentielles qu’il s’agit de développer et de valoriser. Il faudra garantir la confidentialité et la sécurisation de masses colossales de données. L’Union européenne est en train de développer un nouveau cadre réglementaire sur ce sujet. Le Luxembourg, vu sa petite taille et sa flexibilité, pourrait être un des premiers pays à mettre en œuvre ces nouvelles orientations. Son infrastructure haut débit et son réseau de 19 Data Centers, tous certifiés Tier III ou Tier IV, le placent en très bonne position pour s’affirmer en tant que Trusted Information Cyber Force !

 

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