La formule est maintenant devenue simple. Grâce aux derniers déploiements de la fibre optique au Luxembourg, la connectivité WAN peut être envisagée comme étant une connectivité LAN sur l’ensemble du territoire. Les efforts du gouvernement (notamment à travers l’initiative Digital Lëtzebuerg) et les travaux engagés par les opérateurs télécoms en matière d’infrastructure commencent à porter leurs fruits. C’est ce qui a été souligné lors de la dernière conférence organisée par le « Fiber to the home Council Europe» qui avait lieu en début d’année au Grand-Duché. Le Luxembourg y est apparu comme l’un des marchés européens FTTH/B les plus dynamiques, avec un taux de couverture de 50% fin 2015 et un taux de pénétration qui a bondi de près de trois points entre décembre 2014 (11,2%) et septembre 2015 (14,1%). Ces résultats ouvrent un champ de possibilités pour les entreprises luxembourgeoises.

 

Les avantages de la formule WAN = LAN 

Grâce à une technologie d’accès fiable associée à une technologie très haute vitesse (minimum 1GBit/s), le site satellite d’une société peut aujourd’hui être perçu comme étant un autre étage du bâtiment principal ! Par exemple, une banque qui disposerait de plusieurs agences réparties sur l’ensemble du territoire, pourrait tout à fait considérer ses différentes entités comme faisant partie de son siège social au Luxembourg.

 

Une gestion de réseaux simplifiée

Ceci est un principe essentiel de simplification et donc économiquement rentable pour une équipe IT ou ICT car il lui permet de se prémunir des équipements ou principes propres au WAN (routeurs, concentrateurs, QoS …) et de leurs gestions spécifiques et parfois complexes. En d’autres mots, les équipes réseaux n’ont plus l’obligation de maîtriser les expériences télécoms pour gérer leurs opérations.

 

L’encryption des données facilitée

Comme il s’agit de communications externes, les données devront toujours être, en principe, encryptées. Aujourd’hui, les techniques d’encryption ne sont plus un frein pour de tels déploiements car le chiffrage se fait au niveau de la couche physique, et non plus au niveau du protocole, ce qui avait comme inconvénient d’entraîner des détériorations au niveau du throughput et de la latence du service. Aujourd’hui, ces techniques de chiffrement sont suffisamment éprouvées pour garantir leur efficacité, sans complexifier le réseau.

 

Une formule spécifique au Luxembourg

Bien évidemment, cette formule WAN = LAN ne peut s’appliquer pour le moment qu’au niveau du Luxembourg. Une approche identique ne peut donc pas être envisagée dans les pays limitrophes tels que la Belgique, l’Allemagne et la France. En effet, ceux-ci sont loin de la situation luxembourgeoise au niveau des télécoms très hautes vitesses pour entreprises. Et ne parlons pas du reste de l’Europe et du reste du monde pour lesquels les disparités en termes d’infrastructures fibrées sont encore grandes.

 

Reste à citer un avantage important pour le Grand-Duché : sa capacité à fournir des data centres « state of the art », qui font la réputation du Luxembourg au niveau international. Avec ce principe du WAN = LAN, on peut aisément penser que le bâtiment principal de l’entreprise fait lui aussi partie intégrante du data centre lorsque les équipes IT utilisent celui-ci pour étendre le réseau de l’entreprise.

 

Dans cette période où toute initiative de gain de rentabilité est bonne à prendre la formule WAN = LAN devra nécessairement être envisagée…

 

 

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