Hyperconvergence : la quintessence d’un data center simplifié

Bien au-delà d’une tendance, l’hyperconvergence fait aujourd’hui partie des solutions technologiques à prendre en compte dès que l’on aborde les questions de stockage, de réseau et de virtualisation. Cette technologie est devenue l’étape ultime des infrastructures convergées.

 

De la convergence à l’hyperconvergence

Mais avant toute notion d’hyperconvergence, revenons d’abord sur celle de la convergence. Avec la nécessité de simplifier les data centers, les infrastructures IT standard ont naturellement laissé place aux systèmes convergés. L’infrastructure convergée consiste à mettre à disposition un système pré-intégré de composants matériels dans une solution unifiée et virtualisée. Les objectifs sont clairement établis : optimiser la compatibilité et  simplifier l’administration des systèmes. Mais l’infrastructure convergée ne supprime en aucun cas les besoins opérationnels nécessaires à la configuration des différents éléments adjacents (SAN, network,…) et les produits de backup et/ou de réplication à acheter, configurer et supporter.

Les systèmes hyperconvergés ont rapidement suivi, portés par la tendance SDDC (Software Defined Data Center). Ils ajoutent LA couche logicielle et, de ce fait, s’intègrent rapidement et facilement au SDDC (lire l’article de Frédéric Del Pino). L’atout de ces systèmes ne réside pas dans le matériel utilisé mais fondamentalement dans la couche logicielle dédiée qui va se charger de la gestion et apporter une évolution majeure dans la mise à disposition des ressources.

 

Plusieurs types de solutions hyperconvergées

On distingue deux types de solutions : les solutions de type VSA (Datacore, Nutanix,…) et les solutions natives aux hyperviseurs comme EVO:RAIL chez VMware. Dans les deux cas, le concept consiste à utiliser des nœuds qui auront la charge de distribuer du « compute » (CPU, RAM) virtualisé, du stockage, du réseau et une couche logicielle qui aura la charge de simplifier les opérations tout en accélérant les processus de déploiement.  L’extension de ces systèmes se réalise par l’ajout de nœuds supplémentaires dans un modèle « scale-out ». La couche logicielle, elle, se charge de l’agrégation et de la gestion de tous ces composants.

Cette couche ne s’arrête pas aux éléments de stockage, de réseau et de virtualisation. Elle intègre aussi des technologies à haute valeur ajoutée telles que l’automatisation, la compression, la déduplication, la réplication et le backup des données.

L’hyperconvergence facilite ainsi et accélère la mise en place des infrastructures en réduisant considérablement les frais d’exploitation. La concentration de tous les éléments matériels des data centers et la gestion dans un seul élément réduit les coûts CAPEX et OPEX.

 

Une réponse à de multiples problématiques

Les raisons qui peuvent amener une entreprise à opter pour l’hyperconvergence sont multiples :

  • L’amélioration de l’efficacité opérationnelle
  • La mise en place de la virtualisation de desktop
  • La mise en place rapide d’infrastructures test/dev
  • La consolidation de serveur ou la mise en place d’un nouveau data center
  • La nécessité de mettre en place une infrastructure dédiée pour une application tier 1
  • La mise en place d’un remote office/branch office (ROBO) ou d’un micro data center
  • La mise en place d’un disaster recovery (DR)
  • (…)

Si votre « use case » est dans la liste suivante et que celui-ci nécessite l’achat de nouveaux matériels, il est peut-être temps de songer aux solutions hyperconvergées.

 

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