Le Software Defined Network (SDN) offre souplesse et rapidité dans le déploiement et la maintenance d’une infrastructure réseau. Avant de s’engager dans un tel projet de virtualisation, il convient de s’interroger sur le retour sur investissement espéré, puis d’étudier les technologies qui s’intègrent le mieux dans votre infrastructure actuelle. Tour d’horizon des principales solutions du marché.

 

SDN : quel retour sur investissement ?

Gain de temps

C’est le principal intérêt des solutions SDN. Une fois les règles définies et implémentées, les opérations de configurations et de modifications peuvent être automatisées et industrialisées très simplement. Un opérateur derrière son écran peut mettre en place des configurations réseau complexes en quelques clics quand, dans un mode de fonctionnement traditionnel, cela prendrait plusieurs jours.

Coût de mise en place

Si évoluer d’un environnement réseau traditionnel vers SDN favorise le passage d’un mode CAPEX à un mode OPEX, sa mise en place représente un investissement non négligeable en ressources humaines et matériel compatible. Son ROI s’envisage par conséquent à moyen terme et dépend de vos usages. Vient ensuite la phase de transition. En effet, une bascule du jour au lendemain d’un environnement à l’autre est rarement envisageable. C’est un processus graduel et planifié qui nécessite :

– le maintien dans un premier temps de deux infrastructures en parallèle. Cela permet de faire face à des problèmes de compatibilité au sein du système d’information et d’interconnexions avec d’autres réseaux.

– la formation et l’accompagnement de vos équipes à l’utilisation de la nouvelle architecture.

 

SDN : faire le bon choix

Le choix de la solution SDN la plus adaptée dépend de plusieurs facteurs qu’il faut identifier. Faîtes d’abord l’inventaire de votre environnement : hardware, hyperviseur, OS, software, contrats de services et de maintenance, période d’amortissement du matériel. Sans oublier les applications historiquement héritées.

Définissez ensuite les services dont vous souhaitez disposer : routing, switching, firewalling, load balancing, QoS, etc.

Cet état des lieux va vous permettre de mieux comparer les principales solutions du marché :

Open stack (Neutron)

Cette solution est la plus agnostique. C’est aussi celle qui demande le plus de compétences techniques. Elle s’adresse principalement aux grandes entreprises disposant d’un service informatique aux ressources pluridisciplinaires.

Points forts :

  • Agnostique de l’éditeur et du constructeur
  • Environnements virtuels ou physiques
  • Communauté active
  • Richesse des services

Points faibles :

  • Connaissances LINUX et scripting avancées indispensables

 

VMware (NSX)

Le principal intérêt de la solution de virtualisation NSX est sa complète intégration avec l’hyperviseur VSPHERE. Une solution « tout-en-un », où administrateurs et opérateurs disposent d’une seule et même interface pour configurer les machines virtuelles, le stockage et le réseau et ainsi déployer des environnements complets en quelques clics.

Point forts :

  • Agnostique en termes de matériels
  • Très forte intégration avec les outils de gestion VSPHERE
  • Simplicité d’utilisation

Points faibles :

  • Uniquement disponibles avec des hyperviseurs VSPHERE*
  • Ne couvre pas nativement les serveurs physiques*

* : VMWare commence à présenter des solutions complémentaires pour étendre sa couverture vers d’autres hyperviseurs et environnements physiques.

 

Constructeurs historiques de matériels réseaux :

  1. Cisco : ACI
  2. Alcatel : Nuage
  3. Huawei : Agile controler

Les solutions de virtualisation réseau proposées par les constructeurs sont spécialement étudiées pour fonctionner avec le matériel de la marque. L’intégration de matériels tiers reste possible mais entraîne souvent une réduction des fonctionnalités natives.

Cette option s’adresse aux entreprises de grande taille qui utilisent déjà les matériels constructeurs ou s’apprêtent à développer une toute nouvelle infrastructure.

Points forts :

  • Intégration maximale avec l’équipement du constructeur
  • Agnostique de l’hyperviseur
  • Compatible avec environnements virtuels et physiques

Points faibles :

  • Vendor locking
  • Non adapté aux petites entreprises

 

La virtualisation du réseau offre plus de souplesse. Elle permet de disposer d’un réseau stable et très facilement adaptable pour répondre aux besoins en constante évolution des grandes entreprises. Son intégration est un projet d’envergure qui va transformer en profondeur votre SI.

 

 

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