L’informatique d’entreprise aborde un nouveau virage technologique avec le Software-Defined Data Center (SDDC). Ce concept, initié en 2011/2012 et inspiré du Cloud, est aujourd’hui en plein essor. À première vue, le SDDC donne l’impression d’un retour vers un mode de fonctionnement tel que l’ont connu les informaticiens avant les années 1990, avec des systèmes centralisés et un partage de la puissance de calcul.

Mais le bond technologique que nous vivons depuis ces 30 dernières années nous permet d’envisager un futur faisant complètement abstraction des notions d’infrastructure technologique pour nous focaliser sur la consommation de ressources quelles qu’elles soient. L’avènement du Cloud et l’évolution des technologies de virtualisation offrent maintenant de nouvelles perspectives aux responsables de services informatiques.

De façon plus détaillée, le SDDC est structuré autour de 3 éléments :

  • le compute ou puissance de calcul (hyperviseur) ;
  • le storage ou capacité de stockage (SDS) ;
  • le network ou fourniture de services réseau (SDN).

 

1. Le compute

La virtualisation des serveurs (compute) fait partie intégrante de nos infrastructures informatiques depuis plus d’une dizaine d’années et est à l’origine de la quasi-totalité des offres IaaS mutualisées du marché. Ce marché est jusqu’ici largement dominé par VMWare et son hyperviseur vSphere, suivi de près par Microsoft et HyperV (voir le Gartner Magic Quadrant ci-dessous). Il devient aussi de plus en plus concurrentiel à mesure qu’apparaissent des solutions globales mêlant les infrastructures Cloud et On-Premises pour former des environnements hybrides (relire l’article de Luc Halbardier sur le Cloud hybride ici).

 

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2. Le storage

L’approche SDS est un peu plus complexe car chacun y va de sa propre compréhension. La plupart des constructeurs d’équipements de stockage vous diront que le SDS fait partie intégrante de leur solution depuis plusieurs années. C’est en partie vrai, du moment que vous restez dans une même gamme de matériel de ce même constructeur. Mais peut-on réellement parler de couche d’abstraction quand la logique voudrait, à l’instar des hyperviseurs évoqués plus haut, que la couche logicielle SDS puisse s’appuyer sur tous les équipements de stockage disponibles quel qu’en soit le fabricant ?

C’est ce que Datacore propose avec San Symphony depuis déjà 18 ans et que VMware et Microsoft sont en train de démocratiser avec vSan et Storage Spaces. On a franchi une vraie étape dans ce domaine en offrant aux responsables informatiques une réelle capacité d’adaptation de leur environnement de stockage, aussi bien en termes de capacité que de performance (voir l’évolution de ce marché dans le graphique d’IT Brand Pulse ci-dessous). Mais ne nous leurrons pas car nous n’avons fait que déplacer le problème de l’interopérabilité de ces solutions SDS. Gageons que les années à venir verront apparaître des standards qui casseront ces barrières sans y placer de trop grands espoirs car ces solutions se font toujours attendre pour les hyperviseurs.

 

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3. Le network

Le SDN est peut-être l’élément qui suscite le plus d’intérêt actuellement, car il est en lien direct avec le Cloud. C’est lui qui permet une véritable hybridation des environnements. Les perspectives d’évolution de ce marché sont grandes comme le présage Visiongain dans son rapport sur le SDDC (voir le graphique ci-dessous). Et là aussi, la bataille fait rage entre VMware avec NSX, Microsoft avec NVGRE et Cisco avec son concept ACI.

 

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Faire le bon choix

Vous l’aurez compris, le SDDC peut être abordé de plusieurs manières :

  • élément par élément, en appliquant progressivement les principes déjà abordés ;
  • de manière globale, en adressant tous les éléments en même temps.

Quelle que soit l’orientation que vous aurez choisi de prendre, assurez-vous d’avoir une vision d’ensemble de votre environnement local, tout en gardant en tête l’interopérabilité des éléments dans le Cloud, qu’il soit hybride ou non. Cela vous permettra de :

  • faciliter votre transition ;
  • maîtriser vos coûts ;
  • adapter votre infrastructure à vos besoins ;
  • et surtout simplifier au maximum la gestion de votre environnement.

 

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