Patterns Cloud : un soutien efficace dans l’architecture des applications

La migration vers le Cloud doit être perçue comme une opportunité de revoir en profondeur l’architecture des applications. Il ne s’agit pas de transposer une application, historiquement hébergée dans un modèle classique, vers un modèle Cloud. Cela n’a pas beaucoup de sens ou d’avantages et vous risqueriez de passer à côté de tous les bénéfices qui définissent le modèle Cloud : capacité à la demande, élasticité, accès ubiquitaire, etc.

Il est donc nécessaire de transformer les applications et leurs architectures, tout en prenant en compte le changement de modèle d’hébergement. Dans l’absolu, c’est facile à dire. Mais sur quelle base pouvez-vous vous appuyer pour relever ce genre de défit ?

 

L’intérêt des patterns Cloud

Vous pourriez prendre exemple sur les développeurs, qui ont l’habitude de rechercher des modèles de développement éprouvés pour répondre aux problématiques fréquentes. Pour les architectes Cloud, il existe des patterns Cloud qui permettent de résoudre les problèmes courants qu’ils rencontrent.

 

L’approche est plus qu’intéressante :

  • Elle propose des solutions pratiques.
  • Ces solutions peuvent faire l’objet d’une sorte de validation par la communauté, puisque les catalogues de patterns sont publics.
  • L’aspect standardisation contribue à une compréhension commune des problématiques, facilite la communication entre les parties (client-fournisseurs-intégrateurs) et augmente ainsi l’adoption au Cloud.

 

L’adhésion à une vision commune

L’exercice nécessite toutefois une adhésion à la façon dont les concepts sont modélisés. Selon les sources, un vocabulaire particulier peut être utilisé et les notions peuvent être présentées d’une certaine façon. Libre à vous de choisir ce qui vous semble le plus naturel. Ceci-dit, les différentes approches restent globalement très similaires en ce qui concerne les concepts de base.

 

Deux problématiques de Cloud hybride

Voici à titre d’exemple deux approches, issues de deux catalogues, qui abordent la problématique du Cloud hybride.

 

➤ Exemple 1 : Il est ici question d’étendre la consommation des ressources d’une infrastructure locale vers un Cloud privé externe. Selon la terminologie spécifique utilisée dans le catalogue cloudpatterns.org, la réponse est exprimée sous la forme d’un pattern « composite » qui regroupe différents concepts tel qu’illustré ci-dessous.

Cloud patterns - figure1

 

Les mécanismes principaux sont ensuite expliqués de façon plus détaillée dans un diagramme qui reprend les différents flux.

Cloud patterns - figure2

 

➤ Exemple 2 : Dans cet autre exemple, on cherche à répartir la charge d’un processus variable sur une plateforme élastique et le reste dans un data center statique. L’énoncé ainsi que la réponse s’expriment différemment. Mais comme précédemment, on fait appel à des processus de plus haut niveau.

Sur le site Cloud computing patterns, la réponse apportée est la suivante : « Les composants de traitement en situation de charges de travail variables sont provisionnés dans un Cloud élastique. Le couplage faible est assuré par l’échange d’informations entre les environnements d’hébergement de façon asynchrone via des messages. »

Cloud patterns - figure3

 

Du générique au particulier

Il est évident que dans le monde réel, chaque problème a ses particularités, ses spécificités et aucun modèle ne peut couvrir dans son énoncé toute la complexité d’une situation. Mais l’approche des patterns est souvent faite de façon à pouvoir modéliser, grâce à des éléments génériques, les situations les plus complexes.

 

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