Outils de supervision : la solution miracle n’existe pas !

Certains décisionnaires pensent souvent à tort que le produit est la solution. Dans le domaine de la supervision, c’est rarement le cas. À défaut de trouver la solution miracle, il s’agira plutôt d’orienter vos choix vers un produit ou une combinaison de produits qui répondra plus ou moins à vos besoins. En ce sens, vouloir mettre en place un outil de supervision peut être plus compliqué qu’il n’y paraît. Dans sa définition, le terme porte déjà à confusion. Car son interprétation peut être différente selon que l’on s’adresse à un DSI, un collaborateur business ou un membre de l’équipe décisionnelle. La supervision englobe ainsi plusieurs aspects :
– la surveillance technique (supervision de base) ;
– l’historisation des données (métrologie) ;
– la gestion des tendances d’évolution (capacity management) ;
– la mesure de qualité de service technique et le ressenti par les utilisateurs (en vue de construire des SLA).

 

Prendre connaissance des besoins

Le choix de l’outil dépendra de la définition de cette supervision et des besoins dans l’entreprise. Il paraît donc important d’analyser les besoins de chaque métier (IT, business, finance…) pour déterminer la solution la plus appropriée. Cette dernière devra répondre à des critères à la fois techniques, fonctionnels et décisionnels. Car en fonction des domaines de compétences, les approches peuvent être bien différentes. Un responsable technique d’infrastructure voudra visualiser si ses serveurs fonctionnent correctement, si ses disques sont pleins et/ou si son réseau est saturé. Tandis qu’un collaborateur métier s’attardera davantage sur la disponibilité des services et sur le temps d’accès à ces services pour ses utilisateurs.

 

Analyser le marché des solutions

Si l’on remonte dans le temps, l’offre a bien évolué depuis la sortie des grands frameworks tels que BMC Patrol, IBM Tivoli et CA Unicenter, il y a presque vingt ans, qui nécessitaient un fort investissement de base. Même chose depuis la sortie de produits open source comme MRTG, Cacti, Nagios et Zabbix, qui nécessitaient et nécessitent toujours de longues heures d’ingénierie en interne. Les solutions, telles que nous les avons connues, sont aujourd’hui remplacées sur le marché par un assemblage d’outils interconnectés, chacun étant capable de remplir sa fonction propre tout en assurant une interopérabilité avec les autres outils sélectionnés. À cela s’ajoute l’émergence d’une nouvelle offre SaaS accessible aux PME, se concentrant sur la règle du 80/20 qui consiste à répondre à 20% des fonctionnalités les plus attendues par 80% des utilisateurs.

 

Adapter la présentation des données

À la différence d’il y a quelques années, les solutions du marché ont aujourd’hui la capacité de mesurer en une seule prise les données de l’infrastructure (serveur, réseau, équipement…) et de les présenter différemment en fonction des multiples besoins de l’entreprise. En choisissant une solution de supervision, ce n’est plus nécessairement à la collecte des informations qu’il faut penser, mais à la présentation des données, de manière à ce qu’elles soient pertinentes et exploitables en fonction des cibles (technique, fonctionnelle, décisionnelle).

 

Mesurer l’investissement

Avec le temps, les outils de supervision se sont simplifiés, ont gagné en flexibilité et en efficacité, avec des coûts matériels et humains qui ont considérablement diminué. Malgré tout, la mesure de l’investissement à court terme et à moyen terme demeure la même. Elle se base sur l’implantation d’un outil éditeur ou open source, mais elle englobe aussi la charge d’exploitation liée à la mise en place de cette solution de supervision. Ces coûts sont à prendre en considération, surtout si le choix se porte sur plusieurs outils à assembler et à maintenir ensemble.

 

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