Santé et assurance : IoT et Big Data révolutionnent les marchés (2/2)

Que ce soit à l’occasion de la troisième édition du Healthcare Summit ou lors du premier Insurtech Summit (deux événements qui se sont déroulés en octobre au Luxembourg), l’IoT et le Big Data ont été largement cités dans de nombreux ateliers et conférences. Aussi bien dans la santé que dans l’assurance, ces deux marchés démontrent une forte capacité d’innovation alimentée par cette explosion de données.

 

Les GAFA d’abord

Les GAFA sont sans conteste ceux qui montrent l’exemple puisqu’ils innovent tout azimut et sans retenue. Ces « big players » ont toujours été précurseurs dans leur manière d’appréhender le marché de l’innovation pour l’expérience client. Ils créent de nouveaux usages sur la base de leurs innovations technologiques sans peur de l’échec et sans limite d’activité :

  •  Apple avec l’iPod, l’iPhone puis l’iPad ;
  •  Facebook avec le bouton « like »
  •  Google avec Google Glass, Google Car, ou encore Onduo (500 Mo$), en partenariat avec Sanofi, entreprise ayant pour mission de concevoir et développer de nouveaux objets connectés dans le domaine de la santé, et plus particulièrement du diabète.

 

Les start-up ensuite

Les start-up ont tout à y gagner puisque l’IoT et le Big Data sont disruptifs par la création de nouveaux usages. Les start-up ont l’avantage, par rapport aux sociétés implantées sur leur secteur de marché habituel, de ne pas avoir à composer avec un héritage qui pourrait freiner le développement de technologies nouvelles. Dans les marchés de la santé et de l’assurance, il devient courant de voir des start-up réaliser des levées de fond qui se chiffrent en dizaines de millions de dollars, tant la technologie semble prometteuse.

 

Une approche collaborative et en partenariat

Les start-up apportent habituellement les nouveaux usages et les nouveaux objets. Mais pour permettre une solution pérenne, ces entreprises devront souvent collaborer avec de plus gros acteurs, afin de concrétiser la phase d’industrialisation et offrir l’infrastructure pour permettre la naissance d’un produit viable sur la durée.

Dans le domaine de la santé et de l’assurance, les projets innovants se développent donc de la manière suivante :

  • Une idée innovante émerge grâce à la technologie > start-up
  • Des usages se créent autour de cette idée > start-up
  • Le produit entre en phase d’industrialisation > start-up + big player
  • Le produit est lancé sous la forme d’une succession de POC (Proof Of Concept) dans une approche en partenariat avec les clients qui sont associés dans l’essai > start-up + big player + clients

Cette approche collaborative et en partenariat a plusieurs fois été prise en exemple lors de l’Insurtech Summit. Elle vient répondre à une problématique récurrente puisque bien souvent le métier ne maitrise pas la technologie tandis que l’incubateur technologique ne maitrise pas le métier.

 

Un maillon faible à prendre en compte

Dès que l’on aborde le secteur de l’innovation, la sécurité demeure le maillon faible, dans la mesure où les sociétés doivent développer rapidement leurs produits pour pouvoir occuper le marché en premier. Dans le domaine de la santé par exemple, si des bugs ont déjà été constatés sur des pompes à insuline ou des pacemakers, le hacking n’est également pas très loin.

Malgré tout, l’approche collaborative entre start-up et big players pourrait répondre à certains manquements puisqu’elle permettrait une meilleure validation en termes de sécurité.

 

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